Montessori, ses confrères et ses détracteurs

MontessoriTroisième volet de notre survol de l’oeuvre de Maria Montessori : découvrez ses confrères de l’éducation nouvelle et les principaux détracteurs de sa méthode.

Les confrères de l’Education Nouvelle

Maria Montessori fut une figure phare de l’éducation nouvelle, même si, de nos jours, on retient plus facilement les noms de Freinet ou de Piaget.

On compare souvent les vies d’Ovide Decroly et de Maria Montessori : nés la même année, ils entrent en même temps à l’Université de médecine, s’occupent ensuite d’enfants aliénés et fondent leur école pour enfants normaux en 1907. Tous deux veulent libérer l’enfant, le laisser suivre son orientation, mais la ressemblance s’arrête là. Decroly préconise un retour à la nature, est partisan d’une méthode globale d’enseignement, sans ordre ni chronologie. Maria Montessori crée ses écoles en pleines cités, et insiste sur le besoin de former les enfants dans la société dans laquelle ils sont amenés à vivre.

J’aime à imaginer qu’une rencontre entre Rudolf Steiner et la Doctoresse aurait été fructueuse en terme d’échanges passionnés. L’anthroposophe (1861-1925) crée sa première école à Waldorf en 1919. Il y applique sa philosophie : les enfants sont regroupés par tranche d’âge, l’enseignement suit les rythmes de l’enfant, il insiste sur le développement sensoriel de l’enfant, même s’il ne s’appuie pas sur un matériel spécifique. Il décrit l’enfant de moins de sept ans comme un être éthéré qui a besoin de s’ancrer dans le monde réel. Maria Montessori parle de l’âme incarnée : « En général, les théories modernes de la nouvelle éducation considèrent l’enfant comme une chair animée, tandis que l’enfant révèle par excellence le merveilleux travail occulte d’une âme en train de s’incarner ».

 

Les détracteurs

On reproche à Montessori sa « froideur », son « absence d’imagination », souvent d’ailleurs en ne s’appuyant que sur son matériel. Mais celui-ci n’est qu’un vecteur de la pédagogie scientifique. Il peut en être le support, mais n’est pas l’essence même de la philosophie Montessori. C’est occulter toute l’ambiance d’une classe : les murmures, l’activité respectueuse du travail de chacun, les déplacements silencieux et affairés, l’entraide ; et par la suite, la passion exprimée dans les Grands récits, qui interpellent l’enfant au cœur de son imagination et lui font entrevoir mille portes à ouvrir.

Charlotte Mason (1842-1923), pédagogue britannique, a été l’une des plus virulentes détractrices sur le travail de la Doctoresse. Elle lui reproche de mettre du mercurochrome sur une jambe de bois et, dans une lettre à son éditeur, prend l’exemple d’un pays imaginaire, Kranconopolis, où l’on applique des idées révolutionnaires : puisqu’un homme sans bras avait développé d’extraordinaires aptitudes avec ses pieds, tous les enfants de 3 à 6 ans devaient apprendre à écrire, dessiner avec les pieds… Il fallait leur lier les mains, afin d’éviter qu’ils ne les utilisent. Charlotte Mason s’insurge ainsi contre le matériel Montessori qui ne peut, selon elle, convenir à des enfants normalement constitués.

 

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MOOC gamification : Créer l’engagement et fidéliser

Logo IonisX

 

Proposé sur IonisX, par Anna Livia Cardin-Gomart, le MOOC Créer l’engagement et fidéliser – gamification est une première approche de cette technique prometteuse.

 

 

Description du MOOC Gamification

Offert sur la plateforme IonisX de puis le 13 novembre, ce MOOC est ouvert en continu. En 10 chapitres, à l’aide de plusieurs courtes vidéos (3 à 5 minutes), de textes, d’un résumé, d’un quiz et d’exercices, le cours aborde les points suivants :

  1. Introduction générale
  2. Qu’est-ce que la gamification ?
  3. Psychologie et gamification
  4. Game design et gamification
  5. Identifier et comprendre les cibles
  6. Le processus de gamification
  7. Les boucles d’activités courtes
  8. Les boucles longues
  9. Un panel de plateformes très varié
  10. Gamifier, est-ce manipuler ?

Un forum complète le cours. Il est aussi possible d’obtenir une certification, moyennant 90 euros. Ces frais comprennent l’accès à l’examen, le certificat et un badge LinkedIn, et la possibilité de s’inscrire à une autre session en cas d’échec.

Il s’agit d’un type d’enseignement traditionnel : l’enseignant délivre le cours à l’apprenant. Les quiz sont bien évidemment corrigés par le système. En revanche, les exercices sont corrigés par les pairs : pour connaître votre note, il vous faut corriger 4 devoirs. J’ai beaucoup apprécié l’apprentissage de cette correction : après avoir validé notre réponse, le système nous propose d’apprendre en en corrigeant deux, puis nous invite ensuite à évaluer celles de nos pairs.

La plateforme est très claire, la navigation y est aisée et ne nécessite pas d’apprentissages particuliers.

Anna Livia Cardin-Gomart est très agréable à écouter : son débit est fluide, ses traits d’humour m’ont fait sourire, notamment son anecdote sur son amie Sophie qui a obtenu un grille-pain après des mois de consommation de Kinder Bueno…

 

Ce que ce MOOC m’a apporté…

Etant entouré de joueurs depuis très longtemps, la gamification ne m’était pas étrangère. D’autant que nous en avons un très bon exemple avec la Khan Academy, que nous utilisons intensément depuis septembre. Pour autant, ce MOOC m’a permis de clarifier certaines questions, de comprendre les différentes formes de ludification à implémenter, et d’en voir aussi les limites.

Ce que j’apprécie aussi, ce sont les références : articles, ouvrages, vidéos à consulter. Ce MOOC pose les premières pistes vers une gamification, et ouvre les horizons pour aller plus loin.

En conclusion, le MOOC Gamification permet d’aborder l’historique et la définition de cette notion, d’en comprendre les enjeux, mais aussi les limites. Je le recommande vivement pour une introduction au monde de la ludification !

Montessori, ses maîtres et ses influences

Pédagogie active de MontessoriAprès le survol de la pédagogie scientifique de Maria Montessori, découvrez les maîtres et les influences qui l’ont forgée.

Les maîtres de Maria Montessori

Maria Montessori se réclame de deux influences majeures : Jean-Marc Gaspard Itard (1774-1838) et de son élève Édouard Séguin (1812-1880), dont elle traduira les œuvres en italien afin de les méditer.

Alors qu’elle est assistante de psychiatrie, elle commence à s’intéresser aux enfants « idiots ». Elle découvre le travail d’Édouard Séguin, tout d’abord maître, puis médecin : « partant des expériences d’Itard, Séguin les appliqua en les modifiant et en complétant la méthode ».

Jean Itard est un médecin français, spécialiste de la surdité et de l’éducation spécialisée. Il est connu notamment pour ses travaux réalisés à partir du cas de l’enfant sauvage de l’Aveyron. Ses écrits rassemblent « des descriptions minutieuses – très intéressantes – d’expériences pédagogiques » : il fut le premier éducateur à pratiquer l’observation des élèves.

Maria a alors l’intuition que ces pratiques actives sont la clé vers la libération de l’esprit de l’enfant : « Je suivais le livre de Séguin, et je faisais mon trésor des admirables expériences d’Itard : je fis en outre fabriquer, guidée par ces tests, un très riche matériel ».
La pédagogie scientifique est donc naturellement la somme des expériences de trois médecins, collectant leurs expériences sur plus de 50 ans de préparation active.

 

Les influents

Pestalozzi (1746-1827), pédagogue éducateur et penseur suisse, a transformé les classes lugubres en pièce familiale. « Le cœur maternel de Pestalozzi », selon le titre d’une étude de Ferrière, rend leur liberté aux enfants. Sa célèbre maxime : « Apprendre avec la tête, le cœur et la main » semble trouver un écho dans la pédagogie Montessori. Même si la Doctoresse ne s’est pas directement inspirée de ses pratiques, il semble évident, malgré tout, que ces dernières, dans l’air du temps, ont influencé son agencement de classe.

Fröbel (1782-1852), pédagogue allemand, amena le « bricolage » dans les jardins d’enfants. Il préconisait une activité manuelle soutenue afin de favoriser l’éveil de l’enfant. Mais le maître continuait de guider les activités de l’enfant.

 

« Pestalozzi a donné aux enfants la liberté sans matériel, Froebel leur a donné un matériel sans la liberté ; moi, j’ai donné la liberté avec un matériel », disait la Doctoresse à son élève, Helène Lubienska de Lenval.

 

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Montessori

MontessoriLa pédagogie scientifique proposée par Maria Montessori est une véritable révolution dans le monde enseignant. Elle remet en question tellement d’idées préconçues qu’elle subira les pires critiques  tout au long de sa vie. Sa pédagogie sera aussi très souvent appliquée à moitié, ou détournée – et critiquée de plus belle.

 

Un matériel unique

On connait surtout Montessori pour la beauté de son matériel, directement inspiré de celui développé par Édouard Séguin : « Scientifiquement élaboré, il présente les faits et les rapports entre les choses d’une manière si attrayante et si claire que l’enfant en extrait une nourriture intellectuelle et spirituelle qui le vivifie. »

Le matériel est donc pensé pour aider et accompagner le développement naturel de l’enfant; en ce sens, l’éducation sensorielle valorise le développement psychique : « L’éducation sensorielle est également nécessaire, comme base de l’éducation esthétique et de l’éducation morale. »

Le matériel offert à l’enfant doit rencontrer cinq qualités fondamentales :

  1. L’isolement d’une qualité (le matériel s’adresse particulièrement à un sens),
  2. Le contrôle de l’erreur doit permettre à l’enfant de s’autocorriger,
  3. Le matériel doit être attrayant,
  4. Le matériel doit permettre des manipulations,
  5. Le matériel doit être fourni en quantités limitées.

 

Une ambiance calme et active

« En premier lieu, on est conduit à créer une ambiance adaptée, où l’enfant puisse se dépenser en vue d’une série de buts intéressants, canalisant ainsi son irréfrénable activité, dans l’ordre et vers le perfectionnement ».

C’est par le mouvement que l’enfant organise et construit sa personnalité : « Le grand problème de l’éducation consiste donc à respecter la personnalité de l’enfant et à ne pas entraver mais au contraire à laisser libre son activité spontanée… Il ne s’agit pas de l’abandonner à lui-même en lui laissant faire ce qu’il veut. Mais pour qu’il puisse être libre, il s’agit de lui préparer un milieu approprié et de lui donner les moyens nécessaires à son développement selon ses besoins psychiques du moment. »

Une fois l’environnement adapté, l’enfant est amené à se discipliner : « Nous appelons discipliné un individu qui est maître de lui et qui peut, par conséquent, disposer de lui-même, ou suivre une règle de vie. »

 

Un néo-enseignant

Montessori imagine un nouveau type d’éducateur : « Il faut que la préparation des maîtres soit simultanée à la transformation de l’école ».
Pour la Doctoresse, « le but de la première forme d’intervention éducative est de conduire l’enfant à l’indépendance. »
Le maître montessorien est un observateur, au sein d’un environnement aménagé pour l’enfant. Il est le guide, qui seconde l’enfant au mieux. Il est le révélateur des capacités de l’enfant : « Pour que l’enfant croisse et s’épanouisse, il faut que l’autorité de l’adulte diminue.»
L’éducateur doit respecter l’activité constructive de l’enfant : il ne doit pas se substituer à l’enfant lorsque celui-ci travaille utilement. « Toute intervention inutile produit un arrêt de développement. »
Une leçon doit être simple et compter un minimum de mots. Il n’est pas nécessaire d’insister, ni de corriger les erreurs.
En revanche, l’éducateur ne doit pas rester passif : il répond aux demandes d’aide des enfants, il leur propose des activités, met en place les leçons, mais toujours avec cette volonté de montrer plutôt que dire, surtout dans les plus jeunes années.

 

L’enfant au centre de la pédagogie de Montessori

L’enfant montessorien est un individu à part entière, avec ses besoins vitaux : celui d’apprendre, celui de grandir, celui de savoir-faire.

Maria Montessori parle de l’esprit absorbant de l’enfant : « C’est dans les deux premières années de sa vie que l’enfant prépare, grâce à son esprit absorbant, tous les caractères de l’individu, bien qu’il en soit inconscient. » Et cette préparation sera utilisée lorsque son activité motrice se développe, à partir de trois ans : « L’organe moteur de toutes ces transformations est essentiellement la main qui se sert des objets. »

« L’enfant a en lui une impulsion naturelle irrésistible : la tendance à croître. Il ne peut y renoncer pour s’adapter aux exigences sociales. Il se défend contre tout ce qui empêche son énergie de s’épanouir, parce que, à tout prix, il doit croître – sous peine de mourir. S’il s’adapte en partie, son adaptation n’augmente pas l’équilibre social, mais produit uniquement un homme mal développé et affaibli ».

 

Nature et spiritualité

Imaginons une rencontre en Inde. Maria est en résidence surveillée, à Madras, et s’apprête à prendre le thé lorsqu’est annoncé un visiteur : Lord Baden Powell (fondateur du mouvement scout).

Ces deux personnalités partagent une vision presque identique du sacré, et celui-ci passe par une forte connexion avec la Nature.

Ainsi, Baden Powell indiquait : « Pour moi, le plus étonnant c’est que des éducateurs aient négligé ce moyen d’éducation facile et infaillible qu’est l’étude de la Nature et aient bataillé afin d’ imposer une instruction biblique comme premier pas pour amener un garçon remuant et plein de vie à penser à des choses plus élevées. »

Maria Montessori était partisane des grandes marches dans la Nature, des soins aux plantes et aux animaux, des observations fines des mille et uns détails qui se révèlent à l’enfant dans un tel environnement.

 

Education à la paix

Le mahatma Gandhi se joint alors à eux. C’est en Inde que Maria Montessori a réfléchi plus intensément à la dimension spirituelle de sa philosophie. Elle s’est imprégnée de principes bouddhistes qui transparaissent dans ses derniers livres. C’est le cas de l’Education à la paix.
Pour Gandhi, ou Baden Powell, la paix est l’essence même et le but ultime de l’éducation des jeunes.
« La paix ne saurait être assurée par les intérêts commerciaux, les alliances militaires, le désarmement général ou les traités bilatéraux, si l’esprit de paix n’est pas présent dans la conscience et la volonté des peuples. Cela, c’est une question d’éducation », disait Baden Powell en 1926 .

Et Maria de répondre « Établir la paix durablement est le travail de l’éducation. La politique ne peut qu’éviter la guerre. »

 

En guise de conclusion

La pédagogie scientifique de Maria Montessori pose les bases fondamentales de sa méthode. Elle y explique clairement ses observations, ses objectifs, l’utilisation de son matériel, la formation des maîtres et la finalité de sa philosophie. Pourtant, sa pédagogie a évolué au fil du temps : l’adaptabilité est le maître mot de son œuvre.

Ainsi, tout comme elle indiquait « N’élevons pas nos enfants pour le monde d’aujourd’hui. Ce monde n’existera plus lorsqu’ils seront grands. Et rien ne nous permet de savoir quel monde sera le leur. Alors apprenons-leur à s’adapter», le maître montessorien doit savoir adapter ses pratiques à son époque, sa culture et son environnement.
Et c’est toute la richesse de la pédagogie Montessori, toujours en mouvement !

 

 

N. B. : Les citations de Maria Montessori sont extraites de Pédagogie scientifique – La découverte de l’enfant, Bruges : Desclée de Brouwer, 1ère édition : 1926.

Introduction à l’Art d’Instruire

Instruire - en classePremier article d’une série que j’espère très longue, l’Art d’Instruire me tient particulièrement à cœur. Enseigner n’est pas seulement connaitre sa/ses matière(s) – c’est nécessaire, mais pas suffisant – c’est aussi et surtout savoir la/les partager, faire comprendre, réutiliser. Etre enseignant, c’est tout un Art, qui se peaufine au fil du temps.

 

La pédagogie, une passion

Je suis passionnée de pédagogie. Vraiment ! Ma bibliothèque, fondée sur le tout de fiction, compte désormais plus de documents, d’essais, de manuels que de romans. J’anticipe le plaisir que je vais prendre en découvrant les écrits d’un pédagogue. Depuis quelques années maintenant, j’applique, avec plus ou moins de succès, les préceptes, conseils, idées, méthodes, à notre instruction en famille.
Clairement, ici, c’est l’éclectisme qui prévaut : ni puriste, ni extrémiste, je retiens une idée que j’intègre à notre pratique quotidienne. Cette idée peut être très vite abandonnée ou au contraire perdurer sur des années. Le seul critère de pérennité étant l’appréciation de mes enfants et sa valeur ajoutée.

Instruire - hors les murs

L’Art d’instruire

L’instruction est un Art… chaque jour, celui qui instruit remet 100 fois sur le métier son ouvrage : écoute, adaptation, essai/erreurs, recul, mise en perspective, analyse vont permettre d’obtenir finalement d’excellents résultats.

  • Instruire, c’est assembler des idées, des concepts afin de les traduire pour que l’enfant les intègre.
  • Instruire, c’est outiller : on ne demande pas à un enfant d’écrire sur ses vacances s’il n’a jamais rédigé de textes. On lui fournit des méthodes, des outils, un cadre sur lequel s’appuyer et à partir duquel il pourra s’envoler, et oublier lorsqu’il aura pris de l’aisance.
  • Instruire, c’est munir l’enfant d’un ensemble de codes sociaux, c’est le guider dans son intégration du groupe.
  • Instruire, c’est bâtir : pour accéder aux savoirs, il faut déjà poser les fondements indispensables que sont la lecture, l’écriture et les mathématiques. On ne commence pas à évoquer la phylogénétique si l’enfant ne sait pas d’où vient le lait.
  • Instruire, enfin, c’est élever : tirer vers le haut, faire pousser, accompagner et encourager l’enfant à dépasser ses limites. Lui proposer des défis qu’il puisse accomplir afin qu’il prenne conscience de sa valeur.

Instruire - mathématiques

Concrètement ?

L’instruction en famille est un terrain particulièrement propice à l’expérimentation (contrôlée, bien sûr). Parce que les parents ont le choix des supports, des méthodes, des horaires…, l’enfant peut recevoir l’instruction qui lui convient le mieux.
Au fil des ans, j’ai introduit des pratiques Montessori, Steiner et Mason. Je me suis également beaucoup inspiré des écrits de Lord Baden Powell.
Nous utilisons aussi l’apprentissage par thématiques (Unit studies), l’histoire comme colonne vertébrale de l’acquisition des connaissances, et le mouvement comme vecteur de savoirs. Pour les plus jeunes, j’aime utiliser des supports ludiques et artistiques comme les lapbooks, notebooks ou jeux en chemise, ou regrouper les matières autour d’un album.

 

Et après ?

Mon rêve serait de réunir toutes ces expériences et de les proposer à travers le Net par le biais d’une plateforme de LMS… mais cela fera l’objet d’un prochain article.

MOOC – La Rome d’Auguste

MOOC Rome d'Auguste

En mai et juin 2014, j’ai suivi le MOOC sur la Rome d’Auguste, avec mon fils latiniste de 16 ans. Cela tombait bien, c’était une période au programme du Latin en Première. Ce MOOC de culture générale est facile d’accès, riche en informations, un peu léger en images.

 

Description du MOOC de la Rome d’Auguste

Offert sur FranceTVéducation, ce MOOC est ouvert en continu. En 8 chapitres, composés d’une vidéo d’une dizaine de minutes, d’un quiz et de documents extraits de la vidéo,le cours aborde les points suivants :

  1. Biographie
  2. Les images du pouvoir
  3. Rome
  4. L’âge d’or
  5. Le décor
  6. La mort
  7. Vie quotidienne
  8. La monnaie

Un forum de discussion complète le cours : il permet de poster ses éventuelles questions ou d’ouvrir le débat. Nous n’avons jamais ressenti le besoin d’utiliser ce support de communication. Et il semble que les autres apprenants n’en ont pas éprouvé le désir non plus : l’espace discussion est bien peu rempli à ce jour.

Il s’agit d’un type d’enseignement traditionnel : l’enseignant délivre le cours à l’apprenant, qui effectue les quiz, auto-validés, et d’une incroyable simplicité . L’interaction entre apprenants est inexistante, mais de fait pas vraiment utile.

Un mot sur la plateforme : très intuitive, elle ne requiert aucun temps d’adaptation.

Pierre-Etienne, l’intervenant, est très agréable à écouter : son débit est fluide, le cours est clairement structuré pour que l’on suive sans problème.

Une petite vidéo de présentation est disponible ici.

 

Ce que ce MOOC m’a apporté…

Un peu de culture générale sur la période de l’âge d’or… Quelques piqûres de rappel sur des sujets que Corentin avait vu en cours d’année. Ce MOOC est plus destiné à des adolescents qu’à des adultes.

Ce qu’on lui reproche :

  • Certains lieux décrits ne sont pas illustrés, et c’est dommage.
  • Les quiz sont vraiment trop simples !

En conclusion, je recommanderai ce MOOC sans hésiter pour tous les lycéens latinistes.

 

MOOC – Les clés pour devenir community manager

Plateforme de MOOCPendant 5 semaines, j’ai suivi avec grand intérêt le MOOC présenté par Laurent Galichet : Les clés pour devenir community manager. Premier MOOC « utile » que je suivais, il a rempli son objectif annoncé dans le titre, à savoir me donner des infos précises, des exemples concrets et des outils adaptés à une pratique de community manager.

 

Description du MOOC

Offert sur OpenClassrooms, ce MOOC est ouvert en continu. En 5 semaines, à l’aide de plusieurs courtes vidéos (3 à 5 minutes) par chapitre, d’un résumé et d’un quiz, le cours aborde les points suivants :

  1. Les bases du Community Management
  2. Etre à l’écoute sur les réseaux sociaux
  3. S’exprimer sur les réseaux sociaux
  4. Gérer une communauté
  5. Comment devenir un bon community manager

Un forum complète le cours : il permet de poster les « devoirs » proposés en fin de chapitre. J’ai choisi de ne pas m’y attarder, l’information me paraissant suffisamment claire pour appliquer directement les conseils donnés. Il est aussi possible de souscrire une option Premium permettant d’obtenir une certification.

Il s’agit d’un type d’enseignement traditionnel : l’enseignant délivre le cours à l’apprenant, qui effectue les devoirs, qui seront validés par l’enseignant. L’interaction entre apprenants n’est pas indispensable, mais il est toujours instructif de lire les « devoirs » des autres.

Un mot sur la plateforme : très intuitive, elle ne requiert aucun temps d’adaptation.

Laurent Galichet est un très bon passeur de connaissances : son débit est fluide, sa gestuelle adaptée et le cours est suffisamment structuré pour que l’on suive sans problème.

 

Ce que ce MOOC m’a apporté…

Si je m’inscris à un MOOC, c’est pour apprendre quelque chose, et là, je n’ai pas été déçue ! Je me suis concocté un petit résumé pour m’y référer ultérieurement.

J’y ai découvert :

  • la méthode EcPaRe,
  • des outils pour suivre, gérer, analyser une communauté,
  • du vocabulaire spécifique aux réseaux sociaux,
  • des méthodes de communications adaptées,
  • des conseils, des trucs et astuces, des écueils à éviter…

En conclusion, ce MOOC est pour l’instant mon préféré, tout thème confondu.

J’attends avec impatience le MOOC sur le référencement Web, animé par le même intervenant.

 

 

Bloguer, c’est partager !

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Bloguer pour partager !

Puisque Bloguer, c’est partager, je placerai ici (la liste n’est pas exhaustive !):

  • mes réflexions sur les différentes pédagogies, et leur application dans le cadre de l’Instruction en Famille,
  • mes expériences avec les MOOC, des appréciations, des commentaires, des comptes rendus de cours et les apports dans ma pratique,
  • mes outils préférés pour gérer mon temps, mes tâches, mes ateliers, mes créations,
  • mes premiers pas en Gamification
  • … et la genèse d’un projet de plateforme d’échange de connaissances.

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